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La succession
Le règlement d’une succession
Le
décès d’une personne amène une bousculade
d’événements et plonge ses proches dans un état
de douleur et d’affliction. Depuis janvier 1994,
d’importantes modifications ont été apportées au
Code civil, notamment la réforme de l’état
civil. La preuve de décès est obligatoire pour
procéder à l’ouverture de la succession, pour
établir le jour où les diverses prestations
cessent d’être versées ou commencent à l’être,
pour établir le moment où les différents
programmes gouvernementaux (assurance-maladie,
assurance-automobile, etc.) ne sont plus
applicables ou commencent à l’être.
Qu’il y
ait testament ou non, il faut liquider la
succession, c’est-à-dire, dresser un inventaire
des biens du défunt, payer ses dettes, recouvrer
ce qu’on lui doit, remettre les biens aux
héritiers, préparer la déclaration de revenu du
défunt.
Les
héritiers ont le choix d’accepter ou de refuser
une succession dans un délai de six mois après
le décès. La renonciation à une succession se
fait par acte notarié ou par une déclaration
judiciaire.
Les
héritiers qui acceptent une succession sont
responsables des dettes jusqu’à concurrence de
la valeur des biens dont ils héritent, à la
condition d’avoir fait un inventaire des biens.
Au moment de la liquidation des biens, on payera
les comptes usuels et les dettes payables à
terme. Les créanciers ont trois ans pour faire
valoir leur créance, mais ils doivent justifier
leur retard s’ils se manifestent après la
liquidation de la succession.
C’est
toujours le Curateur public qui administre les
successions non réclamées. Le règlement d’une
succession est grandement facilité par une bonne
planification successorale. Plusieurs
professionnels peuvent vous aider à établir une
bonne planification successorale : un comptable,
un fiscaliste, un agent d’assurance-vie, un
notaire. Si vous estimez que votre succession
sera complexe en raison de l’étendue de vos
biens, de leur nature ou de votre situation
familiale, n’hésitez pas à faire appel à ces
professionnels.
Le rôle du liquidateur successoral (exécuteur
testamentaire)
La mise
en vigueur du nouveau Code civil au Québec est
venue chambarder des règles et des principes qui
existaient dans notre société depuis fort
longtemps. Le domaine des successions n’a pas
été épargné. Celui qu’on a appelé, pendant plus
de cent ans, l’exécuteur testamentaire est
aujourd’hui connu sous le nom de liquidateur
successoral. Son rôle et les nombreuses
fonctions qui l’attendent font de lui un acteur
de premier plan dans la liquidation de la
succession.
Maintenant, toute succession est dotée d’un
liquidateur, et ce, même s’il s’agit d’une
succession sans testament ou d’une succession
testamentaire dont la désignation du liquidateur
est déficiente. Tantôt les héritiers, à qui
incombe cette charge, nommeront le liquidateur;
dans d’autres circonstances, ce sera au tribunal
à le faire, s’assurant ainsi que la place est
toujours occupée.
Personne n’est obligé d’accepter la charge de
liquidateur à l’exception de la situation où le
liquidateur et l’héritier unique ne font qu’un.
Dans ce cas, le liquidateur n’a d’autre choix
que de procéder à la liquidation de la
succession, puisque la loi lui interdit de
refuser la charge.
Le rôle
du liquidateur testamentaire est de veiller au
respect de la volonté du testateur et à assurer
la protection des créanciers du défunt. Quant au
liquidateur nommé dans le cas d’une succession
sans testament, son rôle consiste à transmettre
les biens aux héritiers après avoir payé les
passifs de la succession.
Les
principales fonctions auxquelles doit faire face
le liquidateur au moment du décès sont les
suivantes :
- les arrangements
funéraires;
- la recherche du
testament et sa vérification, s’il y a lieu;
- l’inventaire des biens
et des passifs de la succession;
- la gestion des actifs;
- la liquidation du
patrimoine familial et des droits
matrimoniaux;
- la publication des avis
légaux;
- le paiement des dettes
(dont les impôts au décès) et des legs
particuliers;
- l’obtention des
certificats autorisant la distribution des
biens provenant des deux paliers de
gouvernement;
- la reddition de compte;
- le partage et la remise
des biens de la succession aux héritiers.
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