|
Région de Québec
Deux coopératives funéraires fusionnent
Par Mikaël
Lalancette
Article publié le 2 septembre 2009 dans le quotidien
Le Soleil Aux prises
avec un bilan à l'encre rouge pour les deux
dernières années financières, il n'était plus
envisageable pour la Coopérative funéraire de la
Côte-de-Beaupré de continuer à opérer seule.
Malgré des réserves importantes, elle a donc
opté pour la fusion avec la Coopérative
funéraire des Deux-Rives, la plus importante
coopérative funéraire en Amérique du Nord.
La fusion était devenue
nécessaire puisqu'en deçà de 100 funérailles
annuellement, il est maintenant difficile pour
une coopérative de faire des profits et d'offrir
une gamme de services élaborée. Gilles Rouleau,
directeur général de la Coopérative de la
Côte-de-Beaupré, voulait éviter que cette
dernière ne soit acculée au pied du mur dans
quelques années.
«On faisait entre 40 et 50
funérailles par an et dans les deux dernières
années, on a fait des déficits assez importants.
On avait des réserves, mais on ne voulait pas
attendre encore 10 ans et se ramasser mal pris.
On fait affaire avec eux depuis quelques années
donc on sait que ce sera gagnant pour nous.»
De l'autre côté, l'empire
des Deux-Rives traite près de 1500 funérailles
par an et assure une gamme de services qu'une
petite coopérative comme celle de Beaupré
n'était pas capable d'offrir. Par exemple :
escompte aux membres chez un fleuriste, première
rencontre gratuite en cas de besoin de recours à
un notaire, etc. «Nous, on ne pouvait pas offrir
ça», a résumé M. Rouleau.
Malgré la fusion, la
Côte-de-Beaupré ne sera pas moins bien servie
pour autant, a-t-il promis. «Avant de soumettre
la proposition à nos membres, on s'est assuré
que les Deux-Rives continueraient de développer
le marché de la Côte-de-Beaupré et qu'on
pourrait avoir un membre sur leur conseil
d'administration, a assuré M. Rouleau. Nous, on
tient à notre monde donc il était hors de
question qu'on fasse ça n'importe comment.»
Sur les 45 membres
présents lors de l'assemblée générale, 44 ont
voté en faveur de la fusion et une personne
s'est abstenue. C'est M. Rouleau lui-même qui
accédera au conseil d'administration le 1er
janvier 2010, après avoir reçu un vote unanime
des membres de sa coopérative.
M. Rouleau travaillera
maintenant dans une organisation qui pourrait
conquérir des marchés que l'ancienne coopérative
avait été incapable de développer. «On est bien
établis à Sainte-Anne-de-Beaupré,
Saint-Ferréol-les-Neiges et Beaupré, mais il y a
encore des coins à développer :
Saint-Tite-des-Caps, Saint-Joachim...»
Dans la fusion des deux
coopératives, celle des Deux-Rives a assuré que
les bénéfices sur les services de traiteurs et
de fleuristes seraient redonnés en réduction sur
les contrats de décès. La nouvelle coopérative
lancera aussi les appels d'offres des différents
contrats aux entreprises de la région de
Beaupré. «C'est un mariage de raison», a résumé
le directeur général de la Coopérative des
Deux-Rives, Garry Lavoie. «Tout le monde est
gagnant.»
M. Lavoie a assuré au
Soleil que l'entreprise dévoilerait bientôt ses
objectifs de développement, une annonce à venir
qui bonifiera les services dispensés dans la
région. «Notre objectif est clair, c'est d'être
présents dans toutes les villes de la
Côte-de-Beaupré», a-t-il promis.
|