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Montréal
Mourir à prix abordable
Inauguration de la première coopérative
funéraire à Montréal
Par Mariève
Tremblay
Article publié le 2 octobre 2009 par Le Progrès
Saint-Léonard

L'industrie de la mort compte un
nouveau joueur : la Coopérative funéraire de
l'île de Montréal,
installée dans l'est de Montréal, a été
inaugurée le 16 septembre dernier.
(Photo : Patrick Deschamps)
Mourir à juste prix? C'est
désormais possible! Une première coopérative
funéraire a été inaugurée dans l'est de
Montréal, la Coopérative funéraire de l'île de
Montréal (CFIM). Ce nouveau joueur dans
l'industrie de la mort pourrait permettre de
diminuer le coût des arrangements funéraires au
Québec de 20 à 40 %.
C'est à tout le moins ce
que prétend Réjean Laflamme, président de la
Fédération des coopératives funéraires du Québec
(FCFQ). Selon lui, en 2004, le coût moyen des
funérailles dans une coopérative était de 3677
$, tandis que dans d'autres entreprises au
Québec, la facture pouvait monter jusqu'à 5698
$. « Actuellement, les industries américaines
contrôlent 40 % du marché. Lorsque ces
entreprises prennent le pouvoir, elles
établissent les prix selon leur bon vouloir.
Dans les dernières années, il y a d'ailleurs eu
des hausses excessives, c'est pourquoi la
présence de coopératives funéraires au Québec
est nécessaire. Nous assurons, en fait, le rôle
de régulateur », explique-t-il.
Un bâtiment moderne
Inaugurée le 16 septembre
dernier, la Coopérative funéraire de l'île de
Montréal, dont la valeur totale s'élève à plus
de 2 M$, offrira une gamme complète de services:
thanatopraxie, crémation, salons d'exposition,
salles de célébration, salles de réception et
columbarium. Qu'est-ce qui la distingue des
autres entreprises funéraires? « Nous ne
cherchons pas à réaliser des profits. Ça nous
permet d'offrir des services à prix moindre,
sans pression. Si toutefois la coop générait des
surplus, ils seraient réinvestis dans les
services offerts ou encore dans le soutien à des
organismes communautaires du milieu », mentionne
Bernard Giroux, président de la CFIM. Gérée par
ses membres (environ 800 à ce jour), ce sont eux
qui décideront, lors de l'assemblée générale,
des grandes orientations de la coop.
Entièrement québécoise, la
CFIM a tenu a s'engager formellement dans la
préservation du patrimoine collectif. « Nous
appliquons une politique d'achat local. Par
exemple, vous ne trouverez pas ici de meubles
IKEA, ni de cercueils "Made in Taïwan". Nous
voulons appuyer l'économie locale et régionale
en recourant à des fournisseurs du milieu »,
précise M. Giroux. Dans une perspective de
développement durable, la coopérative compte
poser différents gestes pour réduire son
empreinte écologique. « En ce sens, on plantera
un arbre à la mémoire de chaque défunt et on
contribuera à des projets de reboisement »,
ajoute-t-il.
Actuellement, peu
d'employés travaillent pour la coopérative, mais
d'ici trois ans, trois postes à temps plein
pourraient être créés, en plus de quelques
postes à temps partiel. « On espère aussi
pouvoir offrir d'autres points de services sur
l'île de Montréal », conclut M. Giroux.
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