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Drummondville
Andrée Donais fait acte de présence lors des
pires épreuves de la vie
Par
Lise Tremblay
Article publié le 27 octobre 2009 par L'Express

Andrée Donais est
la directrice générale de J.N. Donais,
Coopérative funéraire.
(Photo : Ghyslain Bergeron)
Si Félix Leclerc chantait
«c'est grand la mort, c'est plein de vie
dedans…», la directrice générale de J.N. Donais,
Coopérative funéraire, peut affirmer à son tour
que gérer une telle entreprise exige une dose
incalculable d'humanisme et d'amour. «Il s'agit
du métier le plus valorisant que je connaisse.
Nous accompagnons des personnes qui vivent de
profondes peines. Les gens qui viennent ici ont
besoin d'être dans la ouate et nous le faisons
avec grand cœur et respect», dit-elle.
D'ailleurs, afin d'offrir
un maximum de services aux gens endeuillés, le
conseil d'administration de J.N. Donais n'a pas
hésité longtemps avant de débloquer 3,5 millions
$ pour ériger le complexe funéraire du boulevard
Lemire.
«Nous avions ce projet à
cœur depuis longtemps. Il était important pour
nous d'avoir recours à un bâtiment sur un étage
afin d'en faciliter l'accès. Nous voulions aussi
être localisés près des autoroutes pour que les
gens de l'extérieur nous trouvent facilement»,
explique Andrée Donais.
Qui plus est, J.N. Donais
a voulu offrir tous les services sous un même
toit : funérarium, colombarium accessible par
carte magnétique, cérémonie en chapelle,
inhumation ou crémation, location et vente de
cercueils, vente d'urnes, etc.
«Notre rôle est de faire
en sorte que tout se passe bien et, surtout,
nous facilitons les choses aux familles.
D'ailleurs, la qualité de notre service nous
différencie de nos compétiteurs. Nous
accueillons les gens et nous les écoutons. Nous
sommes là pour les aider à passer à travers les
pires moments de leur vie. Nous les prenons en
charge à partir du début», ajoute la directrice
générale, précisant que les endeuillés peuvent
aussi participer à des rencontres de groupes une
fois les rites funèbres complétés.
Avant toute chose, le
personnel de J.N. Donais s'assure d'offrir au
défunt tout le respect qu'il mérite.
«Ça fait peut-être curieux
à dire, mais le corps, quand nous allons le
chercher à l'hôpital, devient aussi précieux
qu'un cristal pour nous. Tous les gestes et les
soins se font dans la plus grande douceur. C'est
pourquoi il y a toujours de la musique douce
dans le bâtiment. Nous considérons que nous
avons réellement une vie entre les mains»,
dit-elle avec émotions.
Chaque année, J.N. Donais
prend en charge des centaines de personnes
décédées. Depuis l'ouverture du nouveau
complexe, le 1er juin 2008, les demandes
affluent de toute part.
«À nos yeux, nous avons
fait preuve d'audace en ouvrant ce centre,
d'autant plus que nous étions en pleine crise
économique. Nous y avons cru et nous en
récoltons les fruits aujourd'hui»,
insiste-t-elle.
Sa famille… sa passion
Parce que côtoyer des
personnes endeuillées quotidiennement exige du
personnel en place beaucoup d'énergie, il
importe que celui-ci développe d'autres intérêts
à l'extérieur du travail.
«C'est vraiment essentiel,
car veut veut pas, nous baignons dans une
ambiance de détresse. Personnellement, ma
passion passe par ma famille. J'ai trois enfants
et, chez moi, tout est prétexte pour organiser
des repas de famille. Nous organisons des
soupers thématiques et nous réalisons à quel
point il est agréable d'être ensemble. Ils sont
mon énergie», confie Andrée Donais.
Comme au travail
cependant, Mme Donais aime bien faire preuve
d'audace dans ses activités…
«Mes enfants m'ont offert
un saut en parachute à mon anniversaire.
J'imagine qu'il s'agira d'un événement très
particulier. Ce sera une occasion pour moi de
savourer la vie», conclut-elle.
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