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Revue Profil - volume 21, no 1 - Printemps 2009

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J'aimerais savoir...

Par Monique Brisson

Vous vous posez des questions sur un sujet entourant la mort ou le secteur funéraire? Le mouvement des coopératives funéraires compte tout un réseau de personnes dévouées et compétentes qui se feront un plaisir d’alimenter ces pages.

Cette chronique nous a été suggérée par un membre de la Coopérative funéraire de l’Estrie, monsieur André Trahan, à qui revient l’honneur de poser la première question de cette nouvelle chronique.

Vous avez des questions ? Faites-nous-les parvenir à :

Chronique J’aimerais savoir
Revue Profil
548, rue Dufferin
Sherbrooke (QC) J1H 4N1
Ou par courriel à profil@fcfq.qc.ca

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Les personnes défuntes sont-elles chaussées dans leur cercueil lors de l'exposition du corps ?

C’est une question très pertinente, car les familles sont souvent surprises lorsque nous leur demandons d'apporter des vêtements (incluant les sous-vêtements, les bijoux, les lunettes et les souliers) pour habiller la personne décédée : « Mais pourquoi ? À quoi cela peut-il servir ? On ne verra pas ses pieds n'est-ce pas ? »

En effet, le couvercle intérieur du cercueil dissimule les jambes et les pieds mais, par respect pour la dépouille, il est important de lui assurer un habillement décent et complet. De plus, ce couvercle, sur lequel on dépose généralement un coussin de fleurs, peut être soulevé à n’importe quel moment au besoin.

La famille peut donc être assurée que la personne décédée sera présentée avec dignité.

Je sensibilise aussi les familles sur l’importance d'apporter des vêtements pour vêtir la personne décédée, même si elles ont choisi de disposer du corps par incinération.

Une vie a été vécue.
Une personne aimée est décédée.
Il faut l’accompagner avec respect en considération pour ce quelle représente à ses proches.

Un habillement bienséant est le début du rituel funéraire qu’offre, comme moi, le personnel des coopératives à toutes les familles affligées.

Valérie Paiement, thanatologue
Résidence funéraire de l’Abitibi-Témiscamingue

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Comment parler de la mort avec nos enfants lors d’un décès ?

Annoncer le décès d’un proche est toujours un moment très douloureux surtout quand il faut le dire à un enfant. Il n’existe pas de méthode parfaite. Par contre, quelques conseils peuvent vous aider.

Une chose est certaine, il ne faut pas tenir l’enfant à l’écart en pensant le protéger. Il est important de lui dire la vérité sans être obligé de détailler les circonstances de la mort. Même si ce n’est pas facile, l’enfant doit savoir que l’être aimé ne reviendra pas. Quel que soit son âge, l’enfant est capable de comprendre qu’il ne verra plus jamais la personne défunte. Évitez les histoires comme : « grand-papa fait dodo » : vous risquez que l’enfant attende le retour de la personne décédée. Les funérailles sont bénéfiques pour les enfants, elles leur permettent de comprendre ce qui se passe et de faire leurs adieux à l’être cher décédé. Nous pouvons également suggérer à l’enfant d’apporter un dessin, une lettre ou une fleur. Cette participation aura un impact positif sur son deuil.

Les enfants peuvent parfois vous questionner concernant la mort. Une explication simple, selon vos croyances, sera suffisante. L’important est d’être franc et sincère dans vos réponses.

Le comportement de l’enfant peut changer. Certains éprouveront des difficultés à l’école ou des troubles de sommeil. D’autres auront peu de réactions et sembleront indifférents. Ils ne veulent pas déranger leur entourage. Souvent, l’enfant deviendra triste une fois que sa famille ira mieux. L’important est de lui permettre d’exprimer ses émotions et de pleurer s’il le souhaite. Le dessin, le jeu, les contes peuvent aider l’enfant à nommer ce qu’il vit intérieurement. Il est aussi nécessaire de rassurer l’enfant en prenant soin de lui, en lui expliquant que ce n’est pas de sa faute et en lui disant ces mots simples : « je suis là, près de toi », « je m’occuperai de toi » et « je t’aime toujours autant ».

Jacinthe Fecteau, conseillère aux familles
Coopérative funéraire de la région de Coaticook

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Doit-on ouvrir un compte bancaire lors d’une succession ?

Votre amie est décédée. La lecture du testament vous apprend qu’elle vous a nommé comme liquidateur de sa succession. Vous vous posez les questions suivantes :

  1. Est-il nécessaire d’ouvrir un compte bancaire pour la liquidation de la succession ?

En agissant comme liquidateur, vous ne pourrez pas déposer les chèques faits au nom de la succession ni à votre compte personnel ni à celui de votre amie. Que la succession soit modeste ou substantielle, dès l’instant où vous recevez un chèque payable au nom de la succession, il sera nécessaire de le déposer dans un compte ouvert au nom de la succession de votre amie pour l’encaisser, payer les dettes et, ultimement, pour remettre l’héritage aux héritiers.

La plupart des épargnes, produits d’assurance, salaires ou vacances impayés et autres actifs seront payés au nom de la succession de votre amie plutôt qu’au nom des héritiers. Cela évite au payeur d’analyser le testament et d’identifier les héritiers. En payant au nom de la succession, le payeur vous confie la responsabilité d’utiliser l’argent conformément aux instructions du testament et se dégage des responsabilités qui en découlent.

En pratique, il est donc presque toujours nécessaire d’ouvrir un compte au nom de la succession.

  1. Est-il préférable d’ouvrir le compte auprès d’un notaire « en fidéicommis » ou directement par vous-même auprès de votre institution financière ?

C’est un choix qui vous appartient. Le compte ouvert chez le notaire vous libère de la gestion des encaissements et des déboursés en bénéficiant du soutien du personnel du notaire ainsi que de l’expertise et des assurances du professionnel. Confier le compte de la succession à un professionnel ajoute une certaine transparence à votre rôle de liquidateur et vous rend plus indépendant au moment de prendre des décisions difficiles. Cela évite d’inutiles soupçons, justifiés ou non, des héritiers envers votre administration.

  1. S’il y a plus d’un liquidateur, est-ce que tous les liquidateurs doivent signer les chèques ?

Bien que le testament puisse autoriser les mandataires à se déléguer certaines fonctions, il est préférable que tous les liquidateurs soient signataires de façon à éviter les malveillances et les conflits potentiels.

Me Claude Drapeau, notaire, planificateur financier
Collaborateur à la Coopérative de la Rive-Sud de Montréal

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Monique Brisson a dirigé la Coopérative funéraire
de la Rive-Sud de Montréal durant quelques années.
Elle est une collaboratrice régulière de la Fédération.

 


 

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