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J'aimerais savoir...
Par Monique
Brisson
Vous vous posez des
questions sur un sujet entourant la mort ou le
secteur funéraire? Le mouvement des coopératives
funéraires compte tout un réseau de personnes
dévouées et compétentes qui se feront un plaisir
d’alimenter ces pages.
Cette chronique nous a été
suggérée par un membre de la Coopérative
funéraire de l’Estrie, monsieur André Trahan, à
qui revient l’honneur de poser la première
question de cette nouvelle chronique.
Vous avez des questions ?
Faites-nous-les parvenir à :
Chronique
J’aimerais savoir
Revue Profil
548, rue Dufferin
Sherbrooke (QC) J1H 4N1
Ou par courriel à
profil@fcfq.qc.ca
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Les personnes défuntes
sont-elles chaussées dans leur cercueil lors de
l'exposition du corps ?
C’est une question très
pertinente, car les familles sont souvent
surprises lorsque nous leur demandons d'apporter
des vêtements (incluant les sous-vêtements, les
bijoux, les lunettes et les souliers) pour
habiller la personne décédée : « Mais pourquoi ? À
quoi cela peut-il servir ? On ne verra pas ses
pieds n'est-ce pas ? »
En effet, le couvercle
intérieur du cercueil dissimule les jambes et
les pieds mais, par respect pour la dépouille,
il est important de lui assurer un habillement
décent et complet. De plus, ce couvercle, sur
lequel on dépose généralement un coussin de
fleurs, peut être soulevé à n’importe quel
moment au besoin.
La famille peut donc être
assurée que la personne décédée sera présentée
avec dignité.
Je sensibilise aussi les
familles sur l’importance d'apporter des
vêtements pour vêtir la personne décédée, même
si elles ont choisi de disposer du corps par
incinération.
Une vie a été vécue.
Une personne aimée est décédée.
Il faut l’accompagner avec respect en
considération pour ce quelle représente à ses
proches.
Un habillement bienséant
est le début du rituel funéraire qu’offre, comme
moi, le personnel des coopératives à toutes les
familles affligées.
Valérie
Paiement, thanatologue
Résidence funéraire de l’Abitibi-Témiscamingue
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Comment parler de la mort
avec nos enfants lors d’un décès ?
Annoncer le décès d’un
proche est toujours un moment très douloureux
surtout quand il faut le dire à un enfant. Il
n’existe pas de méthode parfaite. Par contre,
quelques conseils peuvent vous aider.
Une chose est certaine, il
ne faut pas tenir l’enfant à l’écart en pensant
le protéger. Il est important de lui dire la
vérité sans être obligé de détailler les
circonstances de la mort. Même si ce n’est pas
facile, l’enfant doit savoir que l’être aimé ne
reviendra pas. Quel que soit son âge, l’enfant
est capable de comprendre qu’il ne verra plus
jamais la personne défunte. Évitez les histoires
comme : « grand-papa fait dodo » : vous risquez
que l’enfant attende le retour de la personne
décédée. Les funérailles sont bénéfiques pour
les enfants, elles leur permettent de comprendre
ce qui se passe et de faire leurs adieux à
l’être cher décédé. Nous pouvons également
suggérer à l’enfant d’apporter un dessin, une
lettre ou une fleur. Cette participation aura un
impact positif sur son deuil.
Les enfants peuvent
parfois vous questionner concernant la mort. Une
explication simple, selon vos croyances, sera
suffisante. L’important est d’être franc et
sincère dans vos réponses.
Le comportement de
l’enfant peut changer. Certains éprouveront des
difficultés à l’école ou des troubles de
sommeil. D’autres auront peu de réactions et
sembleront indifférents. Ils ne veulent pas
déranger leur entourage. Souvent, l’enfant
deviendra triste une fois que sa famille ira
mieux. L’important est de lui permettre
d’exprimer ses émotions et de pleurer s’il le
souhaite. Le dessin, le jeu, les contes peuvent
aider l’enfant à nommer ce qu’il vit
intérieurement. Il est aussi nécessaire de
rassurer l’enfant en prenant soin de lui, en lui
expliquant que ce n’est pas de sa faute et en
lui disant ces mots simples : « je suis là, près
de toi », « je m’occuperai de toi » et « je
t’aime toujours autant ».
Jacinthe
Fecteau, conseillère aux familles
Coopérative funéraire de la région de Coaticook
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Doit-on ouvrir un compte
bancaire lors d’une succession ?
Votre amie est décédée. La
lecture du testament vous apprend qu’elle vous a
nommé comme liquidateur de sa succession. Vous
vous posez les questions suivantes :
-
Est-il nécessaire
d’ouvrir un compte bancaire pour la
liquidation de la succession ?
En agissant comme
liquidateur, vous ne pourrez pas déposer les
chèques faits au nom de la succession ni à votre
compte personnel ni à celui de votre amie. Que
la succession soit modeste ou substantielle, dès
l’instant où vous recevez un chèque payable au
nom de la succession, il sera nécessaire de le
déposer dans un compte ouvert au nom de la
succession de votre amie pour l’encaisser, payer
les dettes et, ultimement, pour remettre
l’héritage aux héritiers.
La plupart des épargnes,
produits d’assurance, salaires ou vacances
impayés et autres actifs seront payés au nom de
la succession de votre amie plutôt qu’au nom des
héritiers. Cela évite au payeur d’analyser le
testament et d’identifier les héritiers. En
payant au nom de la succession, le payeur vous
confie la responsabilité d’utiliser l’argent
conformément aux instructions du testament et se
dégage des responsabilités qui en découlent.
En pratique, il est donc
presque toujours nécessaire d’ouvrir un compte
au nom de la succession.
-
Est-il préférable
d’ouvrir le compte auprès d’un notaire « en
fidéicommis » ou directement par vous-même
auprès de votre institution financière ?
C’est un choix qui vous
appartient. Le compte ouvert chez le notaire
vous libère de la gestion des encaissements et
des déboursés en bénéficiant du soutien du
personnel du notaire ainsi que de l’expertise et
des assurances du professionnel. Confier le
compte de la succession à un professionnel
ajoute une certaine transparence à votre rôle de
liquidateur et vous rend plus indépendant au
moment de prendre des décisions difficiles. Cela
évite d’inutiles soupçons, justifiés ou non, des
héritiers envers votre administration.
-
S’il y a plus d’un
liquidateur, est-ce que tous les liquidateurs
doivent signer les chèques ?
Bien que le testament
puisse autoriser les mandataires à se déléguer
certaines fonctions, il est préférable que tous
les liquidateurs soient signataires de façon à
éviter les malveillances et les conflits
potentiels.
Me Claude
Drapeau, notaire, planificateur financier
Collaborateur à la Coopérative de la Rive-Sud de
Montréal
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Monique
Brisson a dirigé la Coopérative funéraire
de la Rive-Sud de Montréal durant quelques
années.
Elle est une collaboratrice régulière de la
Fédération.
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